A l’heure où un enfant armé d’un Iphone (ou de tout autre smartphone et de quelques accessoires) peut réaliser des films complètement bluffants de virtuosité technique Iphone Fims festival, il reste très difficile de produire des séries télé de qualité en Afrique de l’Ouest francophone. Avec d’autres facteurs politiques et culturels, la raison tient essentiellement au manque d’écoles de cinéma et d’art dramatique. Il est impossible d’avoir un cinéma et une télévision de qualité s’il n’y a pas de structures correctes de formation d’acteurs, scénaristes, réalisateurs, monteurs…

Internet et la numérisation des appareils photo permettent de changer la donne pour peu que les états africains s’en donnent les moyens. D’abord, la puissance de calcul que l’on trouve aujourd’hui dans le moindre appareil photo reflex est phénoménale. Des blockbusters hollywoodiens sont filmés avec des appareils photo grand public largement accessibles à un amateur  Movies shot with a DSLR. Ensuite, Internet a complètement bouleversé les modes d’apprentissage. Il est possible d’apprendre n’importe quoi sur YouTube voire sur des plateformes de Formation en ligne comme Coursera.

Il importe de donner les moyens de se développer à des jeunes qui rêvent de cinéma et mettant à disposition du matériel et des outils leur permettant de se former. Avec moins de 2000 € de matériel, il est possible de faire des films de qualité internationale. On peut construire des Clônes d’ordinateurs Apple permettant à moindre coût d’avoir des plateformes de montage correctes.

L’accessibilité du matériel n’étant plus un obstacle insurmontable, qu’est ce qui freine l’expression de la créativité des jeunes cinéastes africains ? Les techniques d’écriture et organisationnelles ! La maîtrise de la logistique d’un film (ou d’une dramatique télévisuelle) est une compétence acquise dans les écoles de cinéma (plan de tournage, story board, repérage, budget…).

Néanmoins, l’écriture de scripts reste la compétence cruciale à acquérir sans laquelle rien n’est possible. Il existe des cours et des modèles de scripts sur Internet.

En résumé, même si un jeune cinéaste peut arriver, difficilement, à se former et à acquérir du matériel, tant qu’il n’y aura pas de politiques actives en Afrique pour supporter les arts, rien ne sera possible.

De la même façon que le goupillon accompagnait le sabre, l’impérialisme moderne ne se limite pas à l’économie. L’essor des cinémas asiatiques (Corée, Chine,…) procède de la volonté des gouvernements de ces pays de promouvoir leur culture et leur histoire. La Corée du Sud est un modèle de ce point de vue.

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